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Livre 1: Le Garçon et ses privations Chapitre 11: Consacré pour un Evangile surnaturel (1932)

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Les infirmières et les médecins vinrent en courant. Une des sœurs catholiques entra dans la chambre d’un air affairé et dit à Billy et à George : « Vous deux, il faut que vous sortiez d’ici, maintenant! On ne peut pas vous laisser rendre cet homme tout excité. Il est très malade. »

Comme Billy et George partaient, M. Merrill luttait pour mettre ses vêtements pendant que plusieurs médecins tentaient de le persuader de retourner au lit. Une fois dehors, Billy s’arrêta au pied des escaliers de l’hôpital et dit à George : « Attendons ici. Observe bien, il va porter un manteau brun et un chapeau gibus et descendre ces marches dans un instant. »

Plusieurs minutes passèrent… et il arriva avec sa femme, descendit les marches avec autant de vigueur que s’il était venu à l’hôpital faire une visite plutôt qu’en tant que patient. Il portait un costume brun et un chapeau gibus, exactement comme Billy l’avait prédit .

George demanda au vieil homme : « Comment avez-vous fait pour vous débarrasser de ces médecins? »

  1. Merrill sourit sous sa moustache blanche. « Ils ont pris ma température et je n’avais plus de fièvre, alors ils m’ont laissé partir. »

LE LENDEMAIN MATIN, Billy se leva à l’aube. Comme il tâtonnait dans la pénombre pour trouver ses vêtements, la pièce devint claire comme en plein jour, comme si quelqu’un avait actionné l’interrupteur. Billy réalisa tout de suite qu’il n’était plus dans sa maison. La pièce dans laquelle il se trouvait était plus grande que sa chambre ; cela ressemblait à un salon avec un divan, un fauteuil des tables et des lampes, si ce n’est que, dans un coin de la pièce se trouvait un lit. Dans ce lit était étendue une femme d’âge moyen qui était affreusement estropiée. Bill regarda avec étonnement ses membres tordus se redresser et devenir normaux. La femme descendit du lit  et le regarda en face, ce qui permit à Billy de bien voir son visage. Puis il se retrouva dans la pénombre de sa chambre.

Billy demeura assis au bord de son lit un long moment, interloqué. Il était évident que le Seigneur Jésus allait guérir quelqu’un d’autre. Mais qui? Et quand? Il pensa : « Eh, bien, je vais sûrement l’apprendre aujourd’hui. »

Ce jour-là, son travail le conduisit au 2223 rue East Oak, à New Albany. Une nouvelle famille avait déménagé d’une maison composée de deux appartements et Bill devait arrêter l’eau d’un seul côté. Mais la boîte n’indiquait pas clairement quel compteur allait avec quel appartement. Il ferma la valve d’un compteur et alla frapper à la porte de l’appartement occupé.

Une ravissante adolescente vêtue pauvrement lui répondit. « Que voulez-vous? »

« Je travaille pour les Services publics. Voudriez-vous vérifier si l’eau courante est arrêtée? »

« Certainement. » La jeune fille rentra à la cuisine.

Se tenant sur le pas de la porte, Billy pouvait voir une femme étendue au salon, sur un lit qui ressemblait à un lit d’hôpital. Son corps était incroyablement tordu, ça la faisait ressembler à une araignée racornie. Le lit surélevait sa tête face à la porte, si bien que Billy put voir clairement le visage de la femme. Son cœur bondit d’excitation. C’était la femme estropiée qu’il avait vue dans la vision, le matin-même. Elle lisait un livre à la couverture noire. Un journal était par terre près de son lit.

« Bonjour madame? Je m’appelle Billy Branham”.

« Bonjour, moi, je m’appelle Mary Der Ohanion. Ma fille là, c’est Dorothy. »

Dorothy revint dans la pièce en disant : « Non, il y a toujours de l’eau. »

« J’imagine que j’ai fermé le bon compteur, alors. Merci d’avoir vérifié. » Mais il ne partit pas.

Il devait maintenir la conversation avec cette femme estropiée. « Qu’est-ce que vous lisez? »

« La Bible, en arménien », répondit-elle.

Il lui lança un défi. « Croyez-vous? »

Mme Der Ohanion posa le livre sur ses genoux. « Dorothy a dix-sept ans. Je suis estropiée au lit depuis sa naissance. Mais, ce matin, j’ai lu dans le journal qu’un homme avait été guéri à l’Hôpital Catholique et j’ai dit : “il y a de l’espoir pour moi”. Dites-moi, vous ne m’avez pas dit que votre nom était Branham? » Elle ôta ses lunettes pour regarder le jeune homme qui se tenait sur le pas de la porte de son salon. Son expression changea lorsqu’elle fit le lien entre ce jeune homme qui vérifiait les compteurs et le Branham sans visage du journal. « Êtes-vous l’homme de Dieu qui a guéri cet homme de couleur la nuit dernière? »

« Non, madame. Je ne suis pas un guérisseur. Quelque chose m’a montré que je devais prier pour cet homme. C’est le Seigneur Jésus qui est le guérisseur, pas moi. »

La femme acquiesça. « Depuis que j’ai lu le texte à propos de ce miracle, je demande à Dieu d’en faire un dans ma vie. Voudriez-vous prier pour moi? »

Billy regarda cette femme dont les membres étaient atrophiés depuis dix-sept ans et dit prudemment : « Je vais aller prier à ce sujet et je reviendrai. »

Il trouva un endroit où il pouvait être seul avec Dieu et pria jusqu’à ce que son courage s’accorde avec la vision. Puis il se rendit à la maison de George DeArk. « Frère George, j’ai rencontré la femme dont je t’ai parlé ce matin. Je sais que c’est la même. Viens avec moi. »

Les deux hommes se rendirent à l’immeuble et se tinrent à côté du lit de Mme Ohanion. Pendant que la femme serrait sa Bible arménienne sur son cœur, Dorothy et son petit frère de huit ans se cachèrent derrière l’arbre de Noël, de l’autre côté du salon, riant et se moquant de l’idée que leur mère se lèverait de son lit après y avoir passé dix-sept ans, quelle plaisanterie.

Bill ignora les enfants. « Mme Ohanion, le Seigneur Jésus-Christ va vous guérir. » Billy et George s’agenouillèrent et commencèrent à prier. Même à travers les paupières baissées, la lumière peut toucher les pupilles. Et à travers ses paupières, Billy vit une lumière tourner au-dessus de Mme Ohanion. Il ouvrit les yeux, s’attendant à voir une ampoule électrique. Au lieu de cela il vit une colonne de feu de couleur ambre au-dessus de son lit. Il fut saisi d’un effroi mêlé de respect, un mélange de crainte et de curiosité. Cela devait être la même lumière que celle qui avait formé une croix en l’air, quand il priait dans la remise derrière chez lui. Inspiré, Billy se pencha, prit la main de la femme estropiée et dit : « Mme Ohanion, le Seigneur Jésus m’a dit ce matin que vous alliez être guérie. Dans le Nom de Jésus, levez-vous et marchez. »

Repoussant ses couvertures, elle se tortilla vers le bord du lit comme une chenille, en s’aidant de ses jambes et de ses bras tordus. Billy eut un éclair d’appréhension, pensant que, s’il la laissait tomber en bas de ce lit, elle pourrait se casser le cou en heurtant le plancher.

Jules Pierre Moune

Éditeur de La Plateforme, Il peut Publier et supprimer un Article.

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